Paroles de

Pic Nic Douille / Pique Nique Douille

Écouter sur :

Pic nic douille
C’est toi qui sera l’andouille
Mais comme le roi ne l’veut pas
Tu n’le seras pas

À propos

Pic Nic Douille, parfois orthographié Pique Nique Douille, est une formulette de comptine française servant à tirer au sort dans les jeux d’enfants, sur le même principe qu'Am Stram Gram ou Ploc Ploc. Elle se transmet oralement dans la cour d’école depuis le XIXe siècle.

Histoire

Les formulettes d’élimination — comptines servant à désigner qui sera « le loup » ou « l’andouille » dans un jeu — appartiennent au plus ancien fonds des jeux d’enfants français. Elles fonctionnent sur l’arbitraire sonore : la rime, le rythme et l’accent décident à la place du chef de jeu, ce qui désamorce les disputes.

Pic Nic Douille se rattache à la famille des comptines à clausule (« Mais comme le roi ne le veut pas, tu ne le seras pas »), apparentée à Am Stram Gram, à Une poule sur un mur ou au refrain Plouf Plouf, ce sera toi qui t’en iras. Cette structure permet, à la dernière minute, de retourner le verdict pour épargner l’enfant désigné.

L’origine des paroles reste obscure. Plusieurs folkloristes du XIXe siècle (notamment Eugène Rolland dans ses Rimes et jeux de l’enfance, 1883) ont consigné des dizaines de variantes régionales — picarde, normande, vendéenne — qui suggèrent une diffusion orale très large, sans qu’aucun texte source unique n’ait jamais été identifié.

Aujourd’hui encore, la comptine reste vivante dans les cours de récréation, les colonies de vacances et les unités scoutes, où elle sert à tirer au sort le rôle ingrat dans un jeu collectif.

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Isabeau s’y promène

Chant de marin qui reprend le thème assez classique du galant qui se noie pour chercher l’anneau d’une belle.

« Isabeau s’y promène » est une chanson traditionnelle qui viendrait de Normandie. Il en existe deux versions distinctes, une lyrique et l’autre, plus dansante. C’est le folkloriste québecois Ernest Gagnon qui en donne la version lyrique – la plus répandue – dans ses Chansons populaires du Canada (1865) ; il note qu’elle était chantée en Champagne, sur un air différent mais offrant des ressemblances rythmiques avec celui qui est connu au Canada.

Comme chanson de danse, elle fut recueillie au Québec (1916), entre autres, par Marius Barbeau dans le comté de Charlevoix et publiée dans la revue Alouette (Montréal, 1946).

Le texte existe dans deux versions principales. Dans l’une, la belle monte à bord d’un vaisseau pour apprendre une chanson du plus jeune des trente matelots et se met à pleurer parce que son anneau est tombé à l’eau; le marin plonge pour le retrouver et se noie. Dans l’autre, Isabeau, émue par la chanson du jeune marin, pleure « mon cœur volage que j’ai laissé gagner ». Le marin la console et la prévient que « si tu chantes la belle, on te le reprendra ».

En France, une autre variante est connue sous le nom « La fille aux chansons » ou « Marion s’y promène » (le prénom Isabeau étant remplacé par celui de Marion), et a été interprétée notamment par le groupe Malicorne. Dans cette version les derniers couplets sont différents et la fin est plus tragique : les marins l’ayant emmenée loin de chez elle, elle finit par se planter une épée dans le cœur… Le vers « sur le bord de l’île » y est remplacé par « sur les bords de la France ».

Et dans la version chantée par Nana Mouskouri en 1978, elle est renommée « Sur les bords de la Loire ».

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Pescador di l’onda

Musique : Henri Tomasi – Paroles : Jean Marietti

Chant traditionnel corse un peu transformé quand il a traversé la Méditerranée pour devenir, dans sa version française, un classique des chants de raids et de veillées. Voir la version française : Ô Frederi

Traduction du texte original en français :

1 – Oh pécheur de l’onde, oh Frederi
Oh pécheur de l’onde, oh Frederi
Viens pêcher plus par là
Sur ta belle barque la plus belle ne s’en va pas
Frederi lala

2 – Viens pêcher ma bague oh Frederi
Viens pêcher ma bague oh Frederi
Qui est tombé dans la mer
Sur ta belle barque, ta belle ne s’en va pas
Frederi lala

3 – L’anneau est déjà pêché oh Frederi
L’anneau est déjà pêché oh Frederi
Que veux-tu me donner ?
Avec ta belle barque, ta belle ne s’en va pas
Frederi lala

4 – Je veux un baiser d’amour oh Frederi
Je veux un baiser d’amour oh Frederi
Qui paiera celà
Avec ta belle barque, ta belle ne s’en va pas
Frederi lala

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Les Corons

Les Corons est une chanson composée et interprétée par Pierre Bachelet sur des paroles de Jean-Pierre Lang, sortie en juin 1982. Il s’agit d’une chanson axée sur l’enfance du narrateur dans les corons du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, en compagnie des mineurs de charbon. Bachelet, bien qu’ayant vécu son enfance dans cette région, n’avait aucun mineur dans sa famille. Elle est devenue, au fil du temps, un hymne emblématique du Nord de la France.

Depuis le décès de Pierre Bachelet en 2005, elle est chantée par les supporters du club du Racing Club de Lens à la mi-temps de chaque match au Stade Bollaert-Delelis, devenant son deuxième hymne. Les Corons est aussi un moment fort de Bienvenue chez les Ch’tis, le plus grand succès de tous les temps d’un film français au box-office national, qui le repopularise.

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