Paroles de

Chanson de Chantier des Tailleurs de pierre

Écouter sur :

Depuis Paris jusqu’à Valence
J’ai fait cent lieues sans travailler
Une coterie m’a crié : « Je pense
Y’a de l’ouvrage à Montpellier. »

Tout en entrant dans cette ville
J’entends les Compagnons chanter
Et m’approchant d’une boutique
Le maître, moi, j’ai salué.

Auriez-vous maître, mon bon maître
Un peu d’ouvrage à me donner ?
J’ai dans mon sac une herminette
Qui demande à se dérouiller.

L’ouvrage ici ne manque guère
Pour celui qui sait travailler :
Nous avons des corniches à faire,
Des chapiteaux à retourner.

Avec la pierre qu’on me donne
J’ai donc taillé le chapiteau,
Le dé, le fût et la colonne
Qui va supporter le bandeau.

Le maître a dit à la bourgeoise :
« Nous avons là un bon ouvrier,
Et puisque notre fille est grande,
Il nous faudrait les marier. »

La fille prend sa quenouillette
Et près de moi s’en vient filer,
Tandis que de mon herminette
Je taille volume et larmier.

Écoutez-moi, tailleur de pierre,
Brave Compagnon étranger :
Mon père veut, aussi ma mère,
Vous donner ma fleur d’oranger.

Merci, merci de vos avances,
Ma belle enfant, vous le savez,
J’ai commencé mon Tour de France
Et je désire l’achever.

À propos

Recueillie par Abel Boyer, Périgord-Cœur-Loyal, Compagnon maréchal-ferrant du Devoir.

Elle lui fut dictée par un vieil ouvrier tailleur de pierre, à Paris en 1908, à la Bourse du Travail.

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Retrouvez ce chant dans :

Oriamendi

Chant de bataille carliste (fidélité au Roi d’Espagne), chanté notamment par les Basques en 1833 en soutien au roi Carlos dépossédé de son trône. Ils sont vainqueurs à Oriamendi de leurs adversaires pourtant plus nombreux et en font leur propre chant de guerre.

Ce chant est repris au XXème siècle, lorsque les paysans navarrais rejoignent le général Mola en 1936.

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Le Chant des Cap Horniers

Chanson de Henry-Jacques

Henry-Jacques , l’auteur de cette chanson, est né à Nantes en février 1886. Il fut tout à la fois marin, homme de lettres et musicologue.

À partir de 1909, Henry-Jacques devient journaliste à Paris Journal, puis à L’Ère nouvelle. Grand amoureux de la musique, il fonde et dirige les revues La Joie musicale et Disques.

Grand voyageur, il fit plusieurs voyages autour du monde et passa deux fois le Cap Horn. Il vit alors la rude vie des Cap-Horniers et retranscrit les heures de bonheur et d’angoisse de ces marins d’un autre temps dans des textes (romans et poèmes) d’une très grande force.

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Wenn die Gebirgswiwer

Trouvable dans « Folklore et Tradition d’Alsace – les danses », Richard Schneider, P. 122

Collecté à Oberseebach en 1964.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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