Paroles de

Chanson d’un jeune amant

Écouter sur :

1 – Chanson d’un jeune amant
Et d’une jolie fille
Et d’une jolie fille
Qui gardait son troupeau.
Tout le long d’un ruisseau.

2 – Un monsieur vint à passer :
« Fille, êtes-vous mariée ?
– Oui, j’en suis mariée,
Avec un vieux jaloux,
Et qui n’a point d’amour.

3 – – Pourquoi l’épousiez-vous ?
Vous êtes si charmante,
Vous êtes si charmante,
Jolie, parfaite en tout,
Belle comme le jour.

4 – – Monsieur, parlez plus bas,
Mon mari nous écoute.
Mon mari nous écoute,
Peut-être qu’il viendra
Et qu’il nous frappera !

5 – – Ah ! Laissez-le venir,
J’ai de quoi me défendre ;
J’ai là pour me défendre,
Mon sabre et mon fusil !
Ah ! Laissez-le venir !

6 – – Adieu, chère Isabeau,
Je pars pour Lille en Flandres,
Je pars pour Lille en Flandres,
Défendre mon drapeau,
Adieu, chère Isabeau !

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Gaudeamus hodie

(A) Gaudeamus, gaudeamus, gaudeamus hodie !Gaudeamus, gaudeamus hodie !(B) Gaudeamus,Gaudeamus hodie !(C) Gaudeamus, gaudeamus,Gaudeamus hodie, hodie !

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Lou festin dai rangou

Chaque année, le 5ème dimanche de Carème, avait lieu à Saint-Pierre-d’Arène, un bal que l’on disait "des boiteux" puisque ce quartier, étant tout proche du centre ville, même eux pouvaient s’y rendre à pied.

Cette chanson du début du XXème, fut écrite par Louis Genari, porteur de la cigale d’argent du Félibrige grâce au titre de "mestre en Gai Sabé" (maître en gai-savoir).

<ins>Traduction – </ins>Le festin des boiteux

1 – À Nice il y a un petit festin
Et les gens n’y manquent pas
Parce que, comme il est ici voisin,
Y vont même les boiteux,
En boitant,
Dalin, dalan,
Et chacun peut les voir,
Soit au bord de mer ou sur le grand chemin,
En boitant,
Dalin, dalan.
Ils s’en vont jusqu’à Saint-Pierre
Et sitôt au festin
Aussitôt ils sont en train.

2 – Quel grand plaisir, rien qu’en entrant,
De voir les demoiselles
Et, comme ce n’est qu’une fois par an,
Se trient les plus belles,
En boitant,
Dalin, dalan,
On parle, on courtise.
Pour se faire bien vouloir, d’amour il faut bien parler,
En boitant,
Dalin, dalan.
La langue sans engelure
A vite fait oublier
La jambe qui ne va pas.

3 – Du reste, si vous le remarquez,
Où est la différence ?
Ils peuvent danser, puisqu’à son (leur) pas
Elles font déjà la révérence !
En boitant,
Dalin, dalan,
Grelottante et sauteuse,
Et aussi polka, mazurka accouplent les galants,
En boitant,
Dalin, dalan,
Serrés à la danseuse.
Quand c’est la valse qu’ils font,
Ils partent tous en tournant !

4 – Pour plaire et rafraîchir, du coup,
Les gentilles ballerines,
Ils vont chercher tout ce qui se peut
Aux vendeuses voisines.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils portent de la limonade,
Des échaudés, du nougat, de la fougasse et des raisins doux.
En boitant,
Dalin, dalan,
Ils offrent la courge,
Rafraîchissement délicieux
Avec l’eau du puits.

5 – Puis, quand tombe le soir,
Pour reprendre de l’élan,
Sous la tonnelle de Laurent
Ils s’assoient, gais convives.
En boitant,
Dalin, dalan,
(C’est l’hôte qui clopine)
On leur porte « pain mouillé », lapin sauté, omelette,
En boitant,
Dalin, dalan,
Jusque la tourte de blette.
Avec une bouteille de Bellet,
Tout glisse [tout] seul !

6 – Et quand enfin il faut se quitter,
Au refrain [de l’air] du « Festin des aulnes »,
Ils pendent, pour pouvoir se guider,
Au bâton la lanterne.
En boitant,
Dalin, dalan,
Sans que jamais ils ne se poussent,
Tous s’en retournent contents, des échaudés sur la poitrine,
En boitant,
Dalin, dalan,
Seuls ou bien… mais chut !…
Que quand il est minuit
Il n’y a pas de boiteux au lit

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