Paroles de

Die verlassene Mutter

Écouter sur :

1 – Mariechen sass weinend im Garten,
Im Grase lag schlummernd ihr Kind,
Mit ihren schwarzbraunen Locken,
Wie kühlender Abendwind.
Sie war ja ganz alleine,
Sie war so geisterbleich,
Und trübe Wolken zogen
Und Wellen schlugen drein.

2 – « Wie bist du so hold und so milde,
Du kleiner verlassener Wurm,
Dein Vater hat dich verlassen,
Nebst deiner Mutter Schuld.
Drum stürzen wir uns beide
In einen tiefen See,
Verloren sind wir beide,
Verschwunden ist Hab und Weh.

3 – Dein Vater lebt herrlich in Freude,
Gott lass es ihm wohl ergehn,
Er denkt nicht an uns beide,
Er denkt nicht an unser Weh.
Drum stürzen wie uns beide
In einen tiefen See,
Verloren sind wir beide,
Verschwunden ist Hab und Weh. »

4 – Der Geier zog über die Berge,
Die Möwe zog stolz einher,
Es wirbelt der Wind am Wege,
Es fallen Tropfen schwer.
Und von Mariechens Wangen
Die heisse Träne rinnt,
Hält sie in ihren Armen
Ihr kleines schlummerndes Kind.

5 – Da öffnet das Kind seine Augen,
Schaut herauf zur Mutter und klagt,
Die Mutter drückt’s vor Freuden
Wohl an ihr Herz mit Macht.
« Nein, nein, wir wollen leben,
Wir beide, du und ich,
Deinem Vater sei’s vergeben,
Wie glücklich machst du mich ! »

6 – So sass sie manche Stunde,
So manche lange Nacht,
Bis aus dem fremden Lande
Der Fischer die Botschaft bracht :
Dein Kind an deinem Busen
Hat keinen Vater mehr,
Er ruht als braver Matrose
Im weit und breiten Meer.

À propos

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1,  page 180.

Collecté à Mothern en 1860.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Agur Jaïnkoaren

Présentation générale

« Agur Jainkoaren Ama » (littéralement « Salut à toi, Mère de Dieu ») est un chant traditionnel basque – plus précisément en euskara – très répandu dans le répertoire choral de la région du Pays Basque. Il s’adresse à la Vierge Marie, dans une forme de prière chantée à plusieurs voix, et il revêt à la fois une dimension religieuse (dédicace mariale) et un usage populaire (chant de chœur, tradition vocale basque).

Origine & contexte historique

  • Le chant figure dans des fonds de partitions basques, notamment dans la collection de chants choraux de la plateforme Eresbil (Archives de la musique basque) : « Agur Jainkoaren Ama (Agur Itziarko) (So egizu Ama) » est bien répertorié dans cette collection.
  • La thématique (vénération mariale) et le style polyphonique indiquent un usage de chant d’église ou de chœur paroissial, mais la diffusion s’est faite aussi dans des contextes plus populaires, via les coros (groupes vocaux) basques.
  • Bien que l’on ne dispose pas d’une date d’origine précise, il s’inscrit dans la tradition orale basque, et sa mise en forme choral s’est imposée au XXᵉ siècle avec des arrangements pour 4 voix ou chœur d’hommes.

Thème & signification

  • Le texte commence par : « Jainkoaren Ama, Ama guziz ona, Zaitzagun maita, beti, beti. » traduisible par « Mère de Dieu, mère tout à fait bonne, faisons-toi aimer, toujours, toujours. »
  • Il s’adresse donc à Marie comme « Mère de Dieu », en tant que figure maternelle, protectrice et digne d’amour. Le chant est une invocation – un Salut («Agur») – et exprime un désir constant de la vénérer («maita, beti, beti» = «l’aimer, toujours, toujours»).
  • D’un point de vue culturel, cela s’inscrit dans la tradition vocale basque de chants mariaux et de polyphonie, où la communauté se rassemble pour chanter sa foi et son patrimoine linguistique.

Usage & diffusion

  • Il est couramment interprété par des chœurs basques, notamment des chœurs d’hommes. Par exemple, une version est enregistrée par le chœur ANAIKI (chœur d’hommes basque) en 1997.
  • On le retrouve aussi dans des concerts de chants basques, des liturgies ou dans des festivals culturels basques (où la langue euskara et la tradition choral sont mises en avant).
  • Des partitions sont éditées pour 3 voix ou chœur, et on trouve ce chant dans des recueils de chant choral basque.

Style musical

  • Le style est simple, chanté a cappella ou avec un accompagnement discret, en polyphonie ou 4 voix égales.
  • La mélodie est typique de la tradition basque : claire, linéaire, orientée vers le chant communautaire plutôt que la virtuosité.
  • Le texte et la mélodie visent à l’unité du chœur, à la participation collective, emblématique de la culture de l’« abestia herrikoi » (chant populaire) dans l’espace basque.
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Le Navire de Bayonne

La première adaptation moderne appartient au groupe "Malicorne" (Gabriel Yacoub). Reprise dans une nouvelle variante par le groupe québécois "Les Charbonniers de l’enfer" en collaboration avec "La Nef", en 2008

<ins>Quelques explications:</ins>

1. "Nous avons parti" : le français ancien connaît souvent cette oscillation entre les auxiliaire, surtout s’il s’agit de locuteurs mal instruits

2. "Les pointes" = … les clous

3. "Carguer" = replier, serrer les voiles autour d’une vergue ou d’un mât à l’aide des cargues (cordages)

4. "Noroît/Noroué" = vent venant du nord-ouest/point entre le nord et l’ouest

5. "J’avons reçu" = discordance fréquente en moyen français entre le pronom sujet et la flexion verbale ("j’étions", "j’avions", "je combattions"). On en rencontre dans les pièces de Molière ("Enfin donc, j’estions sur le bord de la mar, moi et le gros Lucas, et je nous amusions à batifoler avec des mottes de tarre que je nous jesquions à la teste: car comme tu sais bian, le gros Lucas aime à batifoler, et moi par fouas je batifole itou.", pour caractériser le parler paysan. Outre les explications purement linguistiques, il y aurait, selon certains auteurs, un sens différent entre "je combattais" (c’est moi seul qui faisait ça) et "je combattions" (le narrateur raconte une action générale).

5. "Dalots" = trous percés dans le pont ou le pavois du navire pour l’évacuation de l’eau

​6. "Fournir" = satisfaire, remplir sa tâche

7. "Qu’en a composé la chanson" = celui qui a composé la chanson

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Chant du 3e Régiment de Hussards

Auteur : Brigadier-chef Mourad DENDANI (2002)

Le 3e régiment de hussards (ou 3e RH), est une unité de cavalerie blindée de l’armée française, créé sous la Révolution à partir du régiment d’Esterhazy hussards, un régiment de cavalerie français d’Ancien Régime créé en 1764.
Stationné à Metz depuis 2011, il fait partie de la Brigade franco-allemande depuis 1990.

Le régiment s’est illustré au cours de sa longue histoire dans de nombreuses batailles, parmi lesquelles Valmy, Iéna, Friedland, Montereau ou plus récemment Ypres, Ourcq, et la seconde bataille de la Marne en 1918.

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Le Prince d’Orange

Source : https://www.moyenagepassion.com/index.php/2016/02/16/le-prince-dorange-chanson-populaire-du-xvie-siecle/

La chanson « Le prince d’Orange »  est supposée datée de 1544. Nous sommes donc pratiquement à la toute fin du moyen-âge. En réalité, il y a forcément une confusion quelque part concernant ce chant et son histoire, car s’il est bien daté de 1544, ce sur quoi on semble s’accorder dans des ouvrages même anciens, il ne peut, en aucun cas, comme on le trouve affirmé en certains endroits, conter la mort du célèbre  Guillaume de Nassau, prince d’Orange, (1533-1584) appelé également « Guillaume le Taciturne » qui, lui, ne mourra que cinquante ans plus tard et pas du tout sur le champ de bataille, mais assassiné par un fanatique comtois.

Comme on s’en doute, il y a eu dans l’histoire de nombreux  princes d’Orange,  et tant de Guillaume(s) en plus de cela qu’il est bien difficile de faire le tri. On en compte plus de vingt auquel on ajoute pas toujours le chiffre en latin quand on les cite! Imaginez que l’on ne parle que de Louis de France sans mentionner le I, le II, le IX etc, cela vous donne à peu près une idée de la situation. Donc, rien à voir là non plus avec le célèbre troubadour Guillaume d’Aquitaine (1071-1126) qui nous aura épargné d’être, lui aussi, comte d’Orange pour ne point ajouter à notre confusion, ce dont nous lui rendons grâce ici, même s’il y a eu aussi un autre Guillaume d’Orange (1155-1218), troubadour mais il s’agissait cette fois-ci de Guillaume de Baux.

Bon mais alors quoi ?

En général, on s’accorde plutôt à dire que cette chanson conte la mort de René de Chalon (1519-1544), prince d’Orange, comte de Nassau et seigneur de Bréda, oncle et ancêtre direct de Guillaume 1er d’Orange. René de Chalon, donc, serait mort en 1544, emporté à vingt cinq ans par une blessure reçue sur le champ de bataille, durant le siège de Saint-Dizier (portrait ci dessous). Cette chanson aurait été écrite en son hommage et l’année de cette même mort. Voilà qui est plus cohérent cette fois-ci au niveau des dates au moins. Oui, mais voilà, si c’est bien de ce prince d’Orange là dont cette chanson nous parle, que viennent faire ici les anglais et la guerre de cent ans?  La réponse est: « absolument rien du tout », puisque, même si les tensions franco-anglaises ont eu la vie dure au fil des alliances ou dés-alliances entre les deux royaumes, après cette même guerre de cent ans, cette dernière est réputée finie plus d’un siècle avant que cette chanson ne soit écrite.

En réalité, le siège de Saint Dizier, durant lequel René de Chalon trouva la mort, est une bataille qui fait partie de la Neuvième Guerre d’Italie. Cette guerre a opposé l’empereur du Saint Empire romain germanique, Charles Quint, soucieux d’unifier son royaume, au roi de France d’alors, François 1er, qui refusait de céder son trône. Et si, encore une fois comme nous le dit l’Histoire, René de Chalon était un proche de l’empereur Charles Quint qui l’aurait même veillé sur son lit de mort, c’est à l’appel de cet empereur que notre prince d’Orange s’en fût en guerre pour guerroyer donc contre le roi de France.  Les ennemis auxquels il faisait face alors, n’étaient donc pas les anglais, mais bien les français et les fidèles du roi de France, François 1er.

(photo ci-contre l’incroyable sculpture datée de 1545 et réalisée par le sculpteur lorrain Ligier Richier sur le transi de René de Chalon,  église Saint-Étienne de Bar-le-Duc (Meuse).

Dans les faits, durant cette bataille de Saint- Dizier, les anglais, s’il y en avait sur le terrain ce que je ne saurais affirmer, par le soutien d’Henri VIII d’Angleterre à l’empereur devaient même se trouver du côté de René Chalon et de l’empereur et non pas du roi de France! Comment dans ces circonstances auraient-ils pu tirer et tuer le prince d’Orange? La chanson ferait-elle allusion à un autre prince d’Orange et une autre bataille? Si c’est le cas, point n’en trouve trace pour l’instant, mes bons amis. Et du coup, ça y est! Tout cela commence à me monter un peu. Si ça continue, je vais finir par faxer tout ça à Alain Decaux ou à Stéphane Berne moi, ça va pas traîner. Qu’ils bossent un peu là-dessus, eux aussi! Il n’y a aucune raison, mais vraiment aucune raison que je sois le seul à m’y coller!  Mais allons, assez devisé! Haut les coeurs et chantons!

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