Paroles de

Ne m’oublie pas vieux chalet

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1 – Dans la vieille écurie, tous les murs sont meurtris par le fumier vieilli.
Plus de vache à l’étable pour manger le refoin
Les crèches sont vidées et les liens sont rouillés.
L’abreuvoir en mélèze noirci avec le temps, se fond dans le murger.
Alors mon cœur se serre pensant que jamais plus
N’y mettra son museau un génisson bien dru.

(Refrain) Et quand je serai loin, tu viendras me chercher
Chalet à ce refrain, je suis à tes cotés.

2 – La cognée du grand-père, autrefois respectée, traîne dans la poussière.
Son vieux manche fendu desséché par le temps
Ne tient plus dans son œil désormais bien trop grand
Une sappe ébréchée, une scie détendue entassées dans un coin,
Vieux outils patinés par la sueur des mains
Émouvants souvenirs d’un passé révolu

3 – Assis sur le vieux banc, juste là sous le toit, je revois le grand pré,
Le râteau qui fanait, l’odeur du foin coupé.
Le mulet attendait la dernière lugée.
Tout autour de chez moi la forêt me sourit, agitée par le vent.
Elle parle du passé, de nos veillées d’antan
Des chansons d’autrefois oubliées par le temps.

4 – J’ai laissé mon carnet près de la grande école où la cloche ne sonne plus.
Mais les petits carreaux des feuillets qui s’envolent
Sont remplis de messages qu’à présent tu connais.
J’ai laissé mon bonheur près de mon vieux chalet qui m’attendra toujours.
J’y laisse aussi mon cœur pour qu’un peu tous les jours
Une fleur du présent y laisse un grain d’amour.

(Dernier refrain) Et si la vie moderne devait trop me blesser
Chalet ton toit de lauzes saurait me protéger.

À propos

Auteur : Christophe Favre. 

Chant savoyard qui nous ramène à la fin de la paysannerie d’antan.

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Gora ta gora beti

Toujours plus haut

(Refrain) Toujours plus haut,
lèves toi Labourd,
la langue basque nous fait vivre,
et qu’elle vive ! (bis)

1 – La capitale va toujours plus haut
et le Labourd est toujours écrasé.
Ce sale monde est à l’envers,
si on ne s’y conforme pas, quel péché mortel !

2 – Notre façon de vivre n’est pas normale,
houe et pelle pour labourer la terre,
quelques centimes pour notre travail…
Il est vraiment misérable le salaire des basques.

3 – On ne peut vivre ainsi dans le monde,
alors que les prix flambent dans les marchés.
A la maison on ne trouve qu’une maigre soupe
et l’huile de lampes n’est pas un dessert convenable.

4 – Ouvriers et paysans fidèles,
la rente libérale n’est pas à vous.
L’argent sale, comme les vautours,
vous jette son ombre par dessus.

5 – Les patrons n’ont pas de conscience,
ils ont sali l’écorce de notre terre.
Mais le Labourd n’est pas si servile,
il est en lutte, c’est çà l’essentiel.

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Lo ptiot Georgeot

Trouvable dans in « Encyclopédie d’Alsace », article « chansons », Richard Schneider, page 1536

Collecté à Grandfontaine en 1971.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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