Paroles de

Que ne suis-je la fougère ?

Écouter sur :

Que ne suis-je la fougère,
Où, sur la fin d’un beau jour,
Se repose ma bergère,
Sous la garde de l’amour ?
Que ne suis-je le zéphyre
Qui rafraîchit ses appas,
L’air que sa bouche respire,
La fleur qui naît sous ses pas ?

Que ne suis-je l’onde pure
Qui la reçoit en son sein ?
Que ne suis-je la parure
Qui la couvre après le bain ?
Que ne suis-je cette glace,
Où son minois répété,
Offre à nos yeux une grâce
Qui sourit à la beauté ?

Que ne puis-je par un songe,
Tenir son cœur enchanté ?
Que ne puis-je du mensonge
Passer à la vérité ?
Les dieux qui m’ont donné l’être,
M’ont fait trop ambitieux.
Car enfin je voudrais être,
Tout ce qui plaît à ses yeux !

À propos

Les Tendres Souhaits (ou Les Souhaits) est un poème de Charles-Henri Ribouté (1708-1740), mis en musique par Antoine Albanèse au cours de la seconde moitié du XVIIIè siècle (mais parfois attribué à Pergolèse), qui est souvent nommé par son 1er vers : « Que ne suis-je la fougère », parfois avec le point d’interrogation que l’on trouve à la fin de la phrase entière (« Que ne suis-je la fougère ? »). L’air qui lui est associé a connu depuis la fin du xviiie siècle un très grand succès dans de nombreuses langues (arabe : وا حبيبي Wa Habibi, occitan : Adieu paure Carnaval, grec : Μάνα μου μάνα Mana mou mana...)

Le thème musical de la célèbre émission pour enfants "Bonne nuit les petits" tire sa mélodie de cette chanson.

Boutique en ligne

Suivez-nous

Affichez votre histoire, vos terroirs ! T-shirts marins, sweats scouts, mugs bretons et tote-bags aux refrains mythiques : emportez l’esprit des chants français partout avec vous.

Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine

Auteurs : Gaston VILLEMER, Hippolyte NAZET, Ben TAYOUX

Écrite en 1871, au lendemain de la guerre franco-allemande, qui s’est conclue par l’annexion de l’Alsace-Lorraine au nouvel empire allemand. Cette chanson s’inscrit dans le contexte du revanchisme et évoque l’espérance des Alsaciens et des Lorrains de redevenir français. Le refrain est devenu célèbre au fil des années, jusqu’à remplacer le nom originel du chant, "Alsace et Lorraine".

Quelques autres chansons revanchardes de ce type : La Fiancée alsacienne, La Ferme aux Fraises, La Strasbourgeoise.

Un carnet de chants est visible à l’adresse : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54241144/f35.item

Lire la suite »

L’appel de Roland

L’Appel de Roland est un chant patriotique catholique qui convoque les grandes figures tutélaires de l’histoire de France — Roland à Roncevaux, Jeanne d’Arc et Charles Péguy — autour du motif du cor sonnant le rassemblement des Francs. Composé après 1914, il s’inscrit dans le répertoire des mouvements de jeunesse et des chorales catholiques françaises du début du XXe siècle.

Lire la suite »

Le Curé et le Mort

Jean de La Fontaine s’inspire, pour cette fable, d’une histoire vraie relatée par Madame de Sévigné dans ses lettres. Il l’adapte ensuite sur un ton humoristique.

Un curé, après avoir enterré un mort, se réjouit des bénéfices qu’il va pouvoir tirer de la cérémonie. Mais ironie du sort, il se fait briser le crâne par le cercueil tombé de son carrosse.

Le fabuliste critique les mœurs du clergé et sa folie des grandeurs. C’est donc une double morale qui trouve son écho dans la fable précédente "La Laitière et le Pot au Lait", une complicité avec le lecteur se met alors en place.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Lire la suite »

Nos derniers articles