« Les Adieux suisses » est une chanson qui raconte le départ d’un soldat suisse à la guerre et son amour pour sa petite amie restée en Suisse.
Il y a eu une tradition de service militaire suisse dans des armées étrangères, tradition qui perdure aujourd’hui au Vatican.
En 1515, suite à la bataille de Marignan, François Ier a signé un traité de paix perpétuelle avec les Suisses qui s’engageaient à fournir des soldats au service du Roi de France. Ce traité a été respecté jusqu’à la chute de la monarchie française en 1792. Selon les chansonniers militaires, « Les Adieux suisses » ont été chantés par les Gardes suisses lors de leur massacre aux Tuileries en 1792. La coopération de la Suisse avec la France s’est terminée en 1792.
Sous l’Empire, quatre régiments d’infanterie suisses ont été utilisés à la fois en Espagne et en Russie, et sous la Restauration, deux des huit régiments d’infanterie de la Garde Royale de 1815 à 1830 étaient composés de Suisses. En 1830, les régiments suisses ont cessé de figurer dans l’ordre de bataille de l’Armée française. Cependant, les volontaires de ces unités ont été admis dans la Légion étrangère créée en 1831 par Louis-Philippe pour le service en Algérie. « Les Adieux suisses » (également connu sous le nom de « L’Adieu suisse ») fait partie du répertoire de l’Armée française en souvenir de ces unités d’élite.
En 1983, sous le commandement du colonel Quesnot, elle est devenue la chanson de tradition du 17e Régiment du génie parachutiste alors que l’unité sortait d’une longue période d’engagements opérationnels au Liban où elle a perdu deux officiers, deux sous-officiers et onze sapeurs parachutistes. Cette chanson résume les valeurs et les sentiments auxquels les sapeurs parachutistes sont très attachés : « l’amitié, la solidarité entre compagnons de combat, la nostalgie, l’amour de sa compagne et de son pays », selon le Colonel Quesnot. « Les Adieux suisses » ont été interprétés pour la première fois officiellement par le 17e Régiment en 1983 dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, lors de l’hommage national rendu à six de leurs camarades enterrés sous les décombres d’un immeuble de Beyrouth.