Paroles de

Mon amant de Saint-Jean – Lucienne Delyle

Écouter sur :

Je ne sais pourquoi j’allais danser
À Saint-Jean au musette
Mais il m’a suffit d’un seul baiser
Pour que mon cœur soit prisonnier

(refrain) Comment ne pas perdre la tête
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l’aimais tant
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean
Je restais grisée, sans volonté, sous ses baisers

Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être
Beau parleur chaque fois qu’il mentait
Je le savais, mais je l’aimais

Mais hélas à Saint-Jean comme ailleurs
Un serment n’est qu’un leurre
J’étais folle de croire au bonheur
Et de vouloir garder son cœur

(dernier refrain) Comment ne pas perdre la tête
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l’aimais tant
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean
Il ne m’aime plus, c’est du passé, n’en parlons plus (bis)

À propos

Un monument de la chanson française, pour être tout à fait dans le cliché, chantez le en marinière avec un accordéon.

C’est ainsi qu’il fut interprété en septembre 2023, au Stade de France, par Zaz, avec Jean Dujardin et Alice Renavand à la danse, pour la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de rugby.

Boutique en ligne

Suivez-nous

Affichez votre histoire, vos terroirs ! T-shirts marins, sweats scouts, mugs bretons et tote-bags aux refrains mythiques : emportez l’esprit des chants français partout avec vous.

Ô Peuple fidèle

J.F. Wade (1711-1786)
Cantique anglais.

Texte original en latin, traditionnellement attribué à
Saint-Bonaventure au XIIIe siècle.

Dérivé du texte latin Adeste Fideles :

1 – Adeste fideles læti triumphantes,
Venite, venite in Bethlehem.
Natum videte Regem angelorum.
Venite adoremus (ter)
Dominum.

2 – En grege relicto humiles ad cunas,
Vocati pastores approperant,
Et nos ovanti gradu festinemus.
Venite adoremus (ter)
Dominum.

3 – Æterni Parentis splendorem æternum,
Velatum sub carne videbimus,
Deum infantem pannis involutum.
Venite adoremus (ter)
Dominum.

4 – Pro nobis egenum et foeno cubantem
Piis foveamus amplexibus ;
Sic nos amantem quis non redamaret ?
Venite adoremus (ter)
Dominum

Lire la suite »

Brun-Ammy

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 30-35

Collecté à Oderen en 1937

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lire la suite »

Coupo Santo (version longue)

En 1867, le poète catalan Don Victor Balaguer, chantre du fédéralisme catalan, est arrêté à Barcelone pour être déporté ; il réussit miraculeusement à passer la frontière avec sa famille et il est accueilli en Provence par Frédéric Mistral et ses amis félibres. Il est dès lors exilé politique protégé par les fédéralistes occitans, ce qui lui évite une mort certaine dans les terribles geôles espagnoles.

Ses amis catalans, pour remercier les félibres provençaux, font couler une magnifique coupe d’argent massif chez le joaillier Jarry à Paris. Cette coupe fut gravée par l’orfèvre Fulconis, natif de Saint Etienne de Tinée ; lorsqu’il apprend la destination et la raison de cette coupe, Fulconis refuse de se faire payer.

Cette coupe est toujours détenue par le Capoulié du Félibrige et ne sort de son coffre qu’une fois par an pour la fête de Santo Estello, où elle est remplie de vin de Châteauneuf du pape, bu par tous les félibres.

Pour remercier les catalans de ce don royal, Mistral écrit un poème mis sur une musique du 17ème de Nicolas Saboly. C’est depuis l’hymne de toute l’Occitanie, des vallées piémontaises jusqu’à l’Atlantique, sur environ 400km de hauteur ; cet hymne, comme tous les hymnes, ne s’applaudit jamais, car il fait référence à des événements dramatiques.

Depuis les années 1990, le « Coupo Santo » provencal, repris comme hymne par le Rugby club toulonnais (RCT), est interprétée au début de certains matchs de gala joués par le club toulonnais à domicile.

Le chant militaire et scout « Je t’aime ô ma patrie » est une adaptation libre de la Coupo Santo.

 

Traduction :

1 – Provençaux, voici la coupe

Qui nous vient des Catalans.

Tour à tour buvons ensemble

Le vin pur de notre cru.

Coupe sainte

Et débordante

Verse à pleins bords,

Verse à flots

Les enthousiasmes

Et l’énergie des forts !

2 – D’un ancien peuple fier et libre

Nous sommes peut-être la fin ;

Et, si tombent les félibres,

Tombera notre nation.

3 – D’une race qui regerme

Peut-être sommes-nous les premiers jets ;

De la patrie, peut-être, nous sommes

Les piliers et les chefs.

4 – Verse nous les espérances

Et les rêves de la jeunesse,

Le souvenir du passé

Et la foi dans l’an qui vient.

5 – Verse-nous la connaissance

Du Vrai comme du Beau,

Et les hautes jouissances

Qui se rient de la tombe.

6 – Verse-nous la Poésie

Pour chanter tout ce qui vit,

Car c’est elle l’ambroisie

Qui transforme l’homme en Dieu.

7 – Pour la gloire du pays

Vous enfin qui êtes consentants nos alliés,

Catalans, de loin, oh frères,

Tous ensemble communions !

Lire la suite »

Nos derniers articles