Paroles de

Chant du 6ème RPIMa – Croire et oser

Écouter sur :

1 – L’existence morose et triste
Que nous imposent nos cités
Dans nos rangs parachutiste
Tu l’auras vite oubliée
Du 6 tu as la gloire
Au 6 il te faut croire
Pour oser, oser.

2 – Quand dans ton esprit revivent
Les exploits de tes aînés
Dans tes veines ton sang s’avive,
Tu es bien de leur lignée.
Chante para ta gloire,
Au 6 il faut croire
Et oser, oser.

3 – Les rizières de l’Indochine
Les virent toujours courageux
Puis les pistes maghrébines
Acceuillirent ces derniers preux.
Chante para leur gloire
Au 6 il faut croire
Et oser, oser.

4 – Aujourd’hui para de France
Rêvant de les imiter
Tu oublieras tes souffrances
Pour devenir un guerrier.
Chante para ta gloire
Au 6 tu peux croire
Et oser, oser.

À propos

Le 6e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (en abrégé 6e RPIMa) est un régiment de parachutistes français créé à Quimper le 16 mai 1948 sous le nom de 6e bataillon colonial de commandos parachutistes (6e BCCP) et dont la filiation remonte aux 1re et 2e demi-brigades coloniales de commandos parachutistes SAS.

Cette unité s’est particulièrement illustrée lors des guerres d’Indochine et d’Algérie.

Le régiment est dissous en 1998 à la suite de la professionnalisation des armées et de la suppression du service militaire obligatoire.

En 2019, le centre de formation initiale des militaires (CFIM) du rang de Caylus (pour la 11e brigade parachutiste) change d’appellation et devient le CFIM de la 11e brigade parachutiste - 6e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (CFIM de la 11e BP - 6e RPIMa).

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An alarc’h

An Alarc’h, signifiant « Le cygne » en breton, se dévoile comme une pièce emblématique de la musique traditionnelle bretonne, originaire du Barzaz Breiz et revendiquée comme un chant à connotation patriotique. Sa renommée s’étend à travers les décennies, suscitant l’interprétation de chanteurs contemporains bretons tels qu’Alan Stivell, Gilles Servat, et Tri Yann.

Le débat entourant l’origine de cette chanson s’est intensifié avec la thèse controversée de Francis Gourvil, suggérant que le vicomte de La Villemarqué en serait le compositeur, théorie largement remise en question par les recherches de Donatien Laurent et la découverte de cahiers de collectage.

Selon Théodore Hersart de la Villemarqué, An Alarc’h narre le triomphant retour d’exil du duc Jean IV (an aotroù Yann), déterminé à reconquérir son duché après avoir été chassé par ses sujets six ans plus tôt.

La chanson évoque le contexte où, menacé d’une perte d’indépendance accrue sans le duc, les seigneurs bretons sollicitent son retour depuis son refuge en Angleterre. Le 3 août 1379, Jean IV débarque à Dinard pour rétablir son règne en Bretagne. Le personnage du « traître » à la fin de la chanson est attribué à Bertrand Du Guesclin, le chevalier breton et connétable de France, bien qu’il n’ait pas engagé le combat contre le retour du Duc.

An Alarc’h symbolise le cygne, observateur depuis le sommet de la tour du château d’Arvor, immortalisant cette page d’histoire à travers ses notes mélodiques et son héritage culturel.

Un cygne, un cygne d’outre-mer,

Au sommet de la vieille tour du château d’Armor !

Refrain :

Dinn, dinn, daon ! Au combat ! Au combat ! Oh !

Dinn, dinn, daon ! Je vais au combat

Heureuse nouvelle aux Bretons !

Et malédiction rouge aux Français !

Un navire est entré dans le golfe

Ses blanches voiles déployées

Le seigneur Jean est de retour

Il vient défendre son pays

Nous défendre contre les Français

Qui empiètent sur les Bretons

Un cri de joie part

Qui fait trembler le rivage

Les montagnes du Laz résonnent

La cavale blanche (la mer) hennit et bondit d’allégresse

Les cloches chantent joyeusement

Dans toutes les villes, à cent lieues à la ronde

L’été revient, le soleil brille

Le seigneur Jean est de retour !

Le seigneur Jean est un bon compagnon

Il a le pied vif comme l’œil

Il a sucé le lait d’une Bretonne

Un lait plus sain que du vin vieux

Sa lance, quand il la balance, jette de tels éclairs

Qu’elle éblouit tous les regards

Son épée, quand il la manie, porte de tels coups

Qu’il fend en deux homme et cheval

Frappe toujours ! Tiens bon ! Seigneur duc

Frappe dessus ! Courage ! Lave-les (dans leur sang) ! Lave-les !

Quand on hache comme tu haches

On n’a de suzerain que Dieu !

Tenons bon, Bretons ! Tenons bon !

Ni merci, ni trêve ! Sang pour sang !

O Notre-Dame de Bretagne ! Viens au secours de ton pays !

Nous fonderons un service, un service commémoratif !

Le foin est mûr : qui fauchera ?

Le blé est mûr : qui moissonnera ?

Le foin, le blé, qui les emportera ?

Le roi prétend que ce sera lui

Il va venir faucher en Bretagne

Avec une faux d’argent

Il va venir faucher nos prairies avec une faux d’argent

Et moissonner nos champs avec une faucille d’or

Voudraient-ils savoir, ces Français

Si les Bretons sont des manchots ?

Voudrait-il apprendre, le seigneur roi

S’il est homme ou Dieu ?

Les loups de la Basse-Bretagne grincent des dents

En entendant le ban de guerre

En entendant les cris joyeux, ils hurlent

À l’odeur de l’ennemi, ils hurlent de joie

On verra bientôt, dans les chemins

Le sang couler comme de l’eau

Si bien que deviendra rouge comme la braise le plumage des canards

Et des oies blanches qui les passeront à la nage

On verra plus de tronçons de lances éparpillés

Qu’il n’y a de rameaux sur la terre, après l’ouragan

Et plus de têtes de morts

Qu’il n’y en a dans les ossuaires du pays

Là où les Français tomberont, ils resteront couchés

Jusqu’au jour du jugement

Jusqu’au jour où ils seront jugés et châtiés

Avec le Traitre qui commande l’attaque

L’égout des arbres sera l’eau bénite

Qui arrosera son tombeau !

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Vor dem Abmarsch zum Regiment

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 111.

Collecté à Dürrenbach en 1911 (mélodie), à Mothern et Ingenheim avant 1870 (texte), la 5ème strophe à Hunaweier en 1880.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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