Paroles de

Voisin, d’où venait ce grand bruit ?

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1 – Voisin d’où venait ce grand bruit,
Qui m’a réveillé cette nuit
Et tous ceux de mon voisinage ?
Vraiment j’étais bien en courroux
D’entendre par tout le village :
Sus, sus, bergers (bis) réveillez-vous,
Sus, sus, bergers, réveillez-vous.

2 – Quoi donc Collin, ne sais-tu pas,
Qu’un Dieu vient de naître ici-bas,
Qu’il est logé dans une étable ?
Il n’a ni lange et ni drapeau,
Et dans cet état misérable,
On ne peut voir (bis) rien de plus beau,
On ne peut voir rien de plus beau.

3 – Il t’a dit, voisin qu’en ce lieu,
Voudrait bien s’abaisser un Dieu,
Pour qui n’est rien trop magnifique ;
Les anges vous l’ont fait savoir
Par cette charmante musique
Qui s’entendit (bis) hier au soir,
Qui s’entendit hier au soir.

4 – Plusieurs déjà s’y sont rendus,
Quelques-uns en sont revenus
En disant que c’est le Messie,
Que c’est l’aimable Sauveur,
Qui suivant notre prophétie,
Nous doit causer (bis) tant de bonheur,
Nous doit causer tant de bonheur.

5 – Allons donc, bergers, il est temps,
Allons lui porter nos présents
Et lui faire la révérence,
Voyez comme Jeannot y va,
Suivons-le tous en diligence,
Et nos troupeaux (bis) laissons-les là,
Et nos troupeaux laissons-les là.

6 – Sans plus tarder, allons donc tous,
Allons saluer à genoux
Notre seigneur et notre Maître,
Et dans cet adorable jour,
Où pour nous l’amour l’a fait naître
Allons pour lui (bis) mourir d’amour,
Allons pour lui mourir d’amour.

7 – Après avoir fait nos présents,
Avec des petits compliments,
Autour de lui tout en cadence,
Nous lui souhaiterons le bonsoir,
Et lui ferons la révérence :
Adieu poupon (bis) jusqu’au revoir,
Adieu poupon jusqu’au revoir.

8 – Ah ! Collin que dis-tu donc là ?
Il ne faut pas faire cela
J’aimerais mieux perdre la vie,
Restons toujours dans ce saint-lieu,
Tenons-lui toujours compagnie
Et ne disons (bis) jamais adieu,
Et ne disons jamais adieu.

9 – Pour moi, je suis plutôt d’avis,
De retirer ce petit fils
De l’étable en ma maisonnette
Où j’ai préparé sur deux bancs
Un lit en forme de couchette
Et des linceuls (bis) qui sont tout blancs,
Et des linceuls qui sont tout blancs.

10 – Je vais faire de tout mon mieux
Pour retenir en ce saint-lieu
Jésus, Joseph et Marie,
Quand ils seront tous trois chez moi,
Ma maison sera plus jolie
Que le palais (bis) des plus grands rois,
Que le palais des plus grands rois.

11 – Dès aujourd’hui dans ce dessein,
Sans attendre jusqu’à demain,
Je vais quitter ma bergerie
Et j’abandonne mon troupeau
Pour mieux garder, toute ma vie,
Dans ma maison (bis) ce seul agneau,
Dans ma maison ce seul agneau.

12 – Pour moi, puisque ce Dieu Sauveur
Doit un jour être aussi pasteur,
Je veux lui donner ma houlette,
Ma pannetière avec mon chien,
Mon flageolet et ma musette,
Et mon sifflet (bis) s’il le veut bien,
Et mon sifflet s’il le veut bien.

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Le chant du départ

Paroles de Marie-Joseph Chénier, musique de Étienne Nicolas Méhul.

Ce chant est exécuté pour la première fois le 14 juillet 1794. Il est distribué à 18 000 exemplaires aux 14 armées de la République. Appelé le « frère de La Marseillaise » par les soldats de l’an II, le Chant du Départ (que Napoléon préférait à La Marseillaise) est devenu l’hymne national du Premier Empire. C’était avant tout une chanson de la Révolution.

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Le petit Gitanos

Ce chant doit se dire avec un accent espagnol exagéré ; ainsi, on dira un p’tit «Ritanos», etc. Bien entendu, certaines paroles changent selon les habitudes de chacun : ici est donnée la version originale de l’auteur, Henri Gire, telle que présentée dans le carnet Hodari.

Il en existe une version «scoutifiée», surtout connue en Belgique : le petit scoutos.

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Gottes Strafe

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 123

Collecté à Niederseebach en 1902.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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