Paroles de

Ah! Dit-moi joli compagnon

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Ah! Dit-moi joli compagnon

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Ah ! dis-moi joli Compagnon l
Quel est ton pays de naissance ?
Es-tu Nantais ou Bourguignon ?
Ton cœur est-il plein de vaillance ?
La canne à la main, le cœur plein d’entrain,
bis Vas-tu faire ton Tour de France ?

Puisque vous désirez savoir
Qui je suis où le sort me mène;
Je suis Compagnon du Devoir
Né sous le ciel de la Guyenne
Je suis sans argent, mais j’ai le cœur grand
bis Et cours de Provence en Touraine.

Si je regrette les amis,
J’aime encor plus ma dulcinée;
De l’épouser, j’ai bien promis,
Sitôt finie ma randonnée;
Quand je reviendrai, heureux je pourrai,
bis Cueillir les fleurs de l’hyménée.

Le rossignol parmi les fleurs,
Semble m’inviter au voyage;
Le vent fait flotter mes couleurs,
Qui battent l’ air avec tapage;
Car ces beaux rubans, chers aux Devoirants,
bis Sont les fruits du Compagnonnage.

Allant, au gré de mes désirs,
Je cours des monts jusqu’à la plaine;
Mais le plus grand de mes plaisirs
C’est le vin dont ma gourde est pleine:
La voie de l’honneur met par sa longueur
bis Tous nos Compagnons hors d’haleine.

En arrivant dans les cités,
Où m’attendent de nouveaux Frères,
Nous nous portons maintes santés,
Et nous vidons de nombreux verres:
Puis dans nos chansons, tous à l’unisson.
bis Célébrons en chœur nos mystères. 

Quand du départ l’heure a sonné,
Mes Frères me font la Conduite:
Aux yeux du profane étonné,
Les Corps défilent à la suite:
Et puis les Rouleurs rendent les Honneurs,
bis A ce Compagnon qui les quitte.

Telle est la vie du Devoirant,
Qui s’en va chercher la Science;
Et s’il acquiert le vrai talent,
La canne en est la récompense;
II faut porter, faire respecter
bis Ses droits, sur le beau Tour de France.

C’est ainsi que faisait l’auteur
Enfant de Jacques et de Soubise,
Pour voyager: talent, honneur,
Il en avait fait sa devise;
C’est un Maréchal, nommé Cœur-Loyal,
bis Marchant toujours avec franchise.

À propos

Par Abel Boyer

Périgord-Cæur-Loyal

Compagnon Maréchal-ferrant du Devoir de la Cayenne de Paris

(Tours, 1905)


Retrouvez ce chant dans :

Il a très bien parlé

Ce ban, qui peut être chanté tant après un discours d’anniversaire que dans toute autre occasion, est en fait un puzzle qui rassemble plusieurs chants :

  • La première phrase est tirée du film Si Paris m’était conté, sur l’air des derniers vers de la Marseillaise ;
  • Puis viennent des paroles inspirées de Une jolie trompette de Bourvil, avec un air légèrement différent.
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Gwerz Kêr Iz hag ar Roue Gralon

C’est le chansonnier morlaisien Olivier Souêtre qui compose en 1851 cette complainte très populaire du XIXème siècle : Ar Roue Gralon ha Kêr-Is (Le Roi Gralon et la ville d’Ys).

Cette complainte (« Gwerz » signifie complainte) raconte une légende :

Dans la ville d’Ys, où règne le roi Gralon, sa fille Ahès mène une vie dissolue dans son palais.

Elle accueille un jour un prince vêtu de rouge, qui la séduit et lui demande de voler les clés de la ville à son père.

Ahès obéit, et le prince maléfique ouvre les écluses de la ville, qui est envahie par la mer.

Saint Gwénolé, ami de Gralon, arrive pour le sauver. Le roi monte sur son cheval; Ahès, dans sa fuite, supplie son père de la prendre avec lui. Le bon roi se laisse faire, mais il va être rattrapé par les flots; alors Saint Gwénolé la fait tomber de cheval, et elle disparaît dans un rire éclatant.

Arrivés au rivage, Gralon et Gwénolé se lamentent en regardant la mer qui a recouvert la ville aux dix portes. Le roi promet de construire, sur le rocher de Rumengol, une église dédiée à la Vierge, où chaque année aura lieu un grand pardon.

Merci à Quentin pour sa contribution à la qualité de cette fiche

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Der Waidmannssohn

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 153.

Collecté à Kestenholz en 1926.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Añjeluz amzer Nedeleg

Cet angélus breton est une traduction des paroles de l’angélus, il peut se dire ou se chanter. Il est du à Charles le Bris (1664-1736), auteur et traducteur d’ouvrages de piété et de cantiques. Il est appelé « Angélus de Noël » car souvent chanté lors de l’Avent, mais convient à tous les temps de l’année. On dit l’Ave Maria entre chaque couplet, et le dernier couplet précède l’oraison.

Merci à Quentin de nous avoir transmis ce chant !

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