Paroles de

Ah ! Tu sortiras, biquette

Paroles de

Ah ! Tu sortiras, biquette

Écouter sur :

(Refrain) Biquett’ ne veut pas sortir du chou :
Ah ! tu sortiras, Biquette, Biquette,
Ah ! tu sortiras de ce chou-là !

1 – On envoie chercher le chien,
afin de mordre Biquett’,
Le chien ne veut pas mordre
Biquett’

2 – On envoie chercher l’bâton,
Afin d’assommer le loup.
Le bâton n’veut pas assommer le
loup,
Le loup ne veut pas manger le chien.

3 – On envoie chercher le feu,
Afin de brûler l’bâton.
Le feu ne veut pas brûler le bâton,
Le bâton n’veut pas assommer le
loup.

4 – On envoie chercher de l’eau,
Afin d’éteindre le feu.
L’eau ne veut pas éteindre
le feu,
Le feu ne veut pas brûler
le bâton.

5 – On envoie chercher le veau,
Pour lui faire boire l’eau,
Le veau ne veut pas boire
l’eau,
L’eau ne veut pas éteindre
le feu.

6 – On envoie chercher l’boucher,
Afin de tuer le veau.
Le boucher n’veut pas tuer
le veau,
Le veau ne veut pas boire l’eau.

7 – On envoie chercher le diabl’
Pour qu’il emport’ le boucher.
Le diable veut bien emporter
l’boucher.

8 – Le boucher veut bien tuer le veau,
Le veau veut bien boire l’eau,
L’eau veut bien éteindre le feu,
Le feu veut bien brûler le bâton,
Le bâton veut bien assommer le loup,
Le loup veut bien manger le chien,
Le chien veut bien mordre Biquett’,
Biquett’ veut bien sortir du chou :
Ah ! tu es sortie de ce chou-là !

À propos

Ah ! Tu sortiras, Biquette est ce qu’on appelle une chanson à récapitulation. Ce genre se retrouve dans les folklores très anciens comme ceux de la Grèce antique, de Kabylie et de Hongrie.

Li Adrets

Auteur : Zéphirin Castellon. Zéphirin Castellon est né en 1926 à Belvédère (06, vallée de la Vésubie) d’une famille de paysans. Son oncle lui apprend à jouer du fifre tel que cela se fait en Vésubie, alors que la pratique se perd complètement. Adulte, il devient surveillant de prison, loin de sa terre natale, et écrit, pour se donner du baume au cœur, des chansons sur son village ou ses souvenirs d’enfance.

“Li Adrets” est consacré à un quartier de campagne de Belvédère.
Lorsqu’il prend sa retraite, Zéphirin Castellon revient au pays où il se lance dans une grande œuvre d’enseignement et de revival de la pratique du fifre et où il chante ses chansons. Aujourd’hui, ses chansons font partie du patrimoine de la Vésubie, souvent chantées en polyphonie. Sa chanson la plus connue “Viven toujourn en mountagno” a été diffusée dans tout le sud de la France par le biais des troupes de fifres et tambours.

Traduction :

Tout entouré de genêts
Parfumé de thym
De buis, de lavande,
Une vue magnifique,
Pour nous c’est l’Amérique
Ici, aux Adrets supérieurs.
Nous adorons l’altitude,
la paix, la solitude,
Tout ça nous repose,
Et nous vivons avec peu de choses.
Au pied de chaque planche,
Quand le soleil arrive,
Pour nous la belle vie,
Petits et grands.

(Refrain) Les Adrets, belle campagne,
Paradis plein de bonheur
Perché sur la montagne,
Toujours plein de soleil,
Sous un ciel d’azur.
Toujours dans la verdure,
Des chênes, des châtaigniers,
Paradis de la nature,
Tu respires l’air pure,
Vive les Adrets

Au dessus, il y a la Serriero,
Qui elle, la première,
Nous protège du gros vent.
Aux planches du dessous,
Chaque jour, il cri fort
Le valon d’Encandoulent,
Ici, au pied du Caire,
Où est née ma grand-mère.
Au pied de chaque plante,
Chaque jour un merle chante.
Tous les nuages font la fête,
Ils ont la musique en tête,
Et moi, je fais le reste,
Tout le monde est content.

Lire la suite »

Pays basque vallonné

Michel Etcheverry est un chanteur de musique traditionnelle basque né le 1er Avril 1948 Il a publié de nombreux CD jusqu’en 2018.

Il a d’abord commencé une carrière sportive de pelote avant de s’adonner au chant tant français que basque.

Lire la suite »

Der Lumpenmann

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 229.

Collecté à Altkirch en 1879 (mélodie), Pfirt en 1866 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lire la suite »

Les Africains

Le Chant des Africains est un chant militaire composé dès 1941 par le capitaine de l’armée française Félix Boyer (1887-1980), à partir des paroles d’une marche de 1915 de la Division marocaine chantée sur l’air de l’hymne de l’Infanterie de marine et écrit, suivant les sources, par le commandant Reyjade, pseudonyme de Jeanne Decruck, ou par le sergent Bendifallah et le tirailleur Marizot.

Il lui donne son titre, Chant de guerre des Africains, en changeant le C’est nous les Marocains… du texte original par le célèbre C’est nous les Africains du texte actuel.

Fait prisonnier par les Allemands lors de la campagne de 1940, le capitaine Félix Boyer est libéré comme ancien combattant de la Grande Guerre. Il est mis à la disposition du général Joseph de La Porte du Theil qui l’affecte comme chef de la Musique régionale des Chantiers de la Jeunesse d’Afrique du Nord française, puis de la musique du Gouvernement provisoire de la République française à Alger.

Le chant est dédié au colonel Van Hecke, commandant du 7e régiment de chasseurs d’Afrique, régiment issu des Chantiers de la jeunesse d’Afrique du Nord.

L’armée d’Afrique l’adopte rapidement et en fait sa marche officielle. Elle rend célèbre le chant à travers ses campagnes au point qu’il en devienne le symbole de la gloire de l’armée d’Afrique.

Il est pour cette raison très souvent repris lors des cérémonies militaires commémoratives de la Seconde Guerre mondiale.

À noter que le général de Gaulle refusa que ce chant soit interprété lors des obsèques du maréchal Alphonse Juin, lui-même pied-noir, qui fut commandant en chef de l’armée d’Italie.

Il n’avait pas admis l’opposition du maréchal à sa politique algérienne.

Il fut repris pendant la guerre d’Algérie par les Pieds-Noirs et les partisans de l’Algérie française pour affirmer leur fidélité à la métropole.

Après l’indépendance algérienne en 1962, les musiques et fanfares militaires françaises ne furent pas autorisées à le jouer, car étant devenue « séditieuse ». Cette interdiction fut levée en août 1969.

À cause de cet emploi, ce chant est parfois dénoncé comme « le chant de l’OAS » et les autorités tentent parfois de renouveler son interdiction comme en décembre 2008 où le président local de l’Union nationale des combattants (UNC), Roland Botron, lieutenant-colonel honoraire, s’est vu signifier par le pleûtre préfet du département des Hautes-Pyrénées, Jean Marie Delage, l’interdiction d’entonner l’hymne Les Africains et même de le faire interpréter par la fanfare militaire.

<ins>Le texte de 1915</ins>

I

Nous étions au fond de l’Afrique

Embellissant nos trois couleurs,

Et sous un soleil magnifique,

Retentissait ce chant vainqueur :

En avant ! En avant ! En avant !

Refrain

C’est nous les Marocains,

Qui venons de bien loin.

Nous v’nons d’la colonie,

Pour défen’le pays.

Nous avons abandonné

Nos parents nos aimées,

Et nous avons au cœur,

Une invincible ardeur,

Car nous voulons porter haut et fier

Ce beau drapeau de notre France entière :

Et si quelqu’un venait à y toucher,

Nous serions là pour mourir à ses pieds.

Roulez tambour, à nos amours,

Pour la Patrie, pour la Patrie

Mourir bien loin, c’est nous les Marocains !

Lire la suite »

Nos derniers articles